20 févr. 2026

Le bénéfice annuel de l'utility française EDF chute de 19 % en raison des bas prix de l'électricité.

Le bénéfice net d'EDF, le principal producteur d'électricité en France, a chuté de 19 % l'année dernière, alors que la baisse des prix de l'électricité a pesé sur les revenus générés par ses centrales nucléaires et hydroélectriques.

Le groupe, entièrement détenu par l'État, a annoncé vendredi que son bénéfice avant intérêts, impôts, amortissements et dépréciations pour 2025 s'élevait à 29,3 milliards d'euros (34,44 milliards de dollars), en baisse par rapport à 36,5 milliards d'euros l'année précédente, malgré la plus forte production d'énergie nucléaire de France en six ans.

Le producteur d'électricité dominant en France fait face à une pression croissante en raison d'un marché saturé, et les prix de l'électricité à terme pour l'année prochaine ont récemment atteint leur plus bas niveau depuis le début de la pandémie de COVID-19 en 2020. Les prix ont baissé à mesure que de plus en plus d'énergie renouvelable est mise en ligne, tandis que la demande industrielle en électricité reste lente.

EDF, qui a augmenté sa production nucléaire à 373 térawattheures contre presque 362 TWh en 2024, a déclaré que le bénéfice net devrait légèrement diminuer cette année, alors que les prix de l'électricité continuent de baisser.

La société se prépare également à des investissements en capital massifs, avec des mises à jour prévues dans sa flotte nucléaire et son réseau électrique au cours de la prochaine décennie, avec environ 70 milliards d'euros nécessaires pour six nouveaux réacteurs et plus de 100 milliards d'euros pour l'entretien de ses 56 réacteurs vieillissants.

Le groupe a également annoncé qu'il allait comptabiliser une dépréciation de 2,5 milliards d'euros sur le projet Hinkley Point C au Royaume-Uni, ce qui réduirait le revenu net à l'échelle du groupe à 8,4 milliards d'euros, contre 11,4 milliards d'euros l'année précédente.