De nouvelles sanctions de l'Union européenne interdiront les importations de condensats de Yamal LNG et d'autres projets russes qui produisent le carburant léger comme sous-produit de leur production de gaz naturel liquéfié à partir du 1er janvier 2027, selon le journal officiel de l'UE.
L'Union européenne a approuvé jeudi un prêt formel de 90 milliards d'euros (105 milliards de dollars) à l'Ukraine et de nouvelles sanctions contre la Russie à l'approche d'un sommet informel des dirigeants du bloc à Chypre.
L'UE renforce les sanctions contre la Russie en raison de la guerre en Ukraine alors que les pourparlers de paix médiés par les États-Unis sont mis en pause, Washington se concentrant sur la guerre en Iran.
L'UE a interdit les importations de pétrole russe depuis décembre 2022 et a ensuite introduit un plafond de prix pour le pétrole russe. Le bloc a presque totalement mis fin aux importations de charbon, de pétrole brut et de combustibles russes. En 2021, elle a importé 43 % de ses combustibles de Russie et 25 % de son approvisionnement en pétrole brut.
La Russie produit du condensat de gaz, un type de pétrole léger, dans ses deux projets de production de GNL : Yamal LNG et Arctic LNG-2.
L'usine Yamal LNG dans l'Arctique a exporté 1,12 million de tonnes de condensat de gaz vers Rotterdam aux Pays-Bas en 2024, en hausse de 16,3 % par rapport à 2023. L'année dernière, les fournitures ont augmenté de 7,4 % pour atteindre 1,2 million de tonnes.
Le condensat de gaz est utilisé comme matière première pour la production de produits pétrochimiques ainsi que de carburant pour moteurs.
L'UE avait initialement exclu les condensats de gaz des sanctions en 2022, citant la nécessité d'assurer la sécurité des approvisionnements en GNL.
27 avr. 2026
De nouvelles sanctions de l'UE vont frapper les importations de condensat en provenance du Yamal LNG de Russie.
