18 mai 2026

La France exhorte Stellantis et Renault à soutenir les fournisseurs locaux.

La France exhorte Stellantis et Renault à soutenir les fournisseurs locaux.
La France a appelé Stellantis et Renault à privilégier les fournisseurs locaux de pièces au lieu des alternatives chinoises, alors que les constructeurs automobiles européens renforcent les liens de fabrication et d'approvisionnement avec des entreprises chinoises.

Le ministre français des Finances, Roland Lescure, a déclaré que les deux groupes devaient montrer une "préférence européenne" dans leurs relations avec les fournisseurs.

Dans une interview publiée dans La Tribune Dimanche, Lescure a affirmé que les entreprises "doivent jouer leur rôle sur la préférence européenne, y compris en termes d'achats auprès de leurs fournisseurs".

L'État français détient une participation de 15 % dans Renault et a, pendant des années, soutenu des règles de contenu local pour les véhicules électriques, tandis que la Commission européenne prépare une nouvelle réglementation automobile.

Cet appel intervient alors que les constructeurs automobiles chinois cherchent à éviter les droits de douane à l'importation de l'UE et des règles plus strictes en établissant ou en accédant à des sites de fabrication en Europe.

Le rapport indique que Stellantis a fait les démarches les plus claires dans cette direction.

Dans le cadre d'une réorganisation opérationnelle plus large, il a conclu des accords avec deux partenaires chinois, dont un pacte avec Leapmotor qui permettra d'accéder à une installation de production en Espagne.

Les deux entreprises ont également déclaré qu'elles prévoyaient d'élargir les achats communs.

Bloomberg a rapporté que le syndicat Force Ouvrière en France a averti que d'autres accords impliquant des usines sous-utilisées de Stellantis en Europe sont probables, ce qui soulève des inquiétudes concernant les emplois d'ingénierie et la chaîne d'approvisionnement locale.

Renault a précédemment déclaré qu'il n'avait pas de capacité excédentaire à offrir à des rivaux chinois.

Cependant, son directeur général, François Provost, s'est de plus en plus appuyé sur des fournisseurs chinois pour réduire les coûts des véhicules.

Séparément, Volkswagen a indiqué qu'il était ouvert à partager des usines européennes avec des fabricants chinois cherchant à réduire les coûts de production et à simplifier les opérations.

BYD et Xpeng figurent parmi les groupes chinois qui envisagent des arrangements d'usines en Europe.

L'intervention de la France reflète une préoccupation plus large en Europe selon laquelle des liens commerciaux plus étroits entre les constructeurs automobiles établis et les entreprises chinoises pourraient affaiblir la capacité industrielle domestique et les réseaux de fournisseurs.