La Cour suprême d'Espagne a annulé un décret gouvernemental qui réglementait l'installation de centrales solaires flottantes sur des réservoirs appartenant à l'État, après avoir partiellement accueilli un recours juridique déposé par le gouvernement régional d'Aragon, a rapporté le quotidien espagnol La Vanguardia lundi.
Selon le rapport, la Cour a statué que le décret était invalide car le gouvernement n'avait pas réalisé un processus de consultation publique obligatoire lors de sa rédaction.
La réglementation, approuvée en 2024 par le ministère espagnol de la transition écologique après deux ans de formulation, visait à permettre des installations photovoltaïques flottantes sur environ 100 réservoirs appartenant à l'État, dont 14 en Aragon.
Le décret limitait la surface occupée des réservoirs entre 5 % et 15 % en fonction de la qualité de l'eau et de la présence de productivité biologique -- plus l'eau est claire, moins de panneaux solaires peuvent être installés à sa surface. Les règles permettaient également aux développeurs solaires flottants d'obtenir une concession pour utiliser les réservoirs pendant un maximum de 25 ans.
Le gouvernement régional d'Aragon s'opposait à la mesure, arguant qu'elle empiétait sur les compétences régionales et pouvait avoir des effets négatifs sur les paysages, la protection de l'environnement ainsi que sur le tourisme et les activités sportives dans les réservoirs, a déclaré La Vanguardia.
La Cour suprême a déclaré le décret "nul et non avenu" et a ordonné au ministère de payer les frais juridiques, selon le journal.
20 mai 2026
La loi sur l'énergie solaire flottante en Espagne coule devant les tribunaux après un défi juridique.
