Un groupe d'entreprises, dont EDF, s'est réuni dans le consortium AION pour soutenir l'appel d'offres pour une Gigafactory européenne d'IA en France.
La société française a rejoint une alliance avec des entreprises technologiques telles qu'Artefact, Bull et Capgemini, des entreprises de télécommunications comme le groupe iliad, sa branche de centres de données Scaleway et Orange, ainsi que la société de capital-investissement Ardian, pour combiner leur expertise au sein du consortium AION afin de soutenir la candidature française dans le cadre du programme européen des Gigafactories d'IA.
La future compétitivité des économies européennes dépendra directement de leur capacité à accéder à une puissance de calcul massive, disponible, compétitive et souveraine, ont déclaré les entreprises. "Le défi est industriel, économique et stratégique : permettre aux entreprises européennes de former, déployer et exploiter leurs modèles d'IA dans des conditions contrôlées de performance, de coût et de souveraineté. C'est l'ambition du projet mené par le consortium AION."
AION a été lancé en juin 2025 par le fournisseur européen de cloud et d'IA Scaleway, rassemblant des partenaires publics, privés et académiques pour soutenir le développement d'infrastructures souveraines et haute performance pour l'IA en Europe, en réponse à une invitation à manifester son intérêt à contribuer au futur développement des Gigafactories d'IA dans l'Union européenne. L'invitation a été émise par l'Union européenne et EuroHPC Joint Undertaking, une initiative conjointe entre l'UE, des pays européens et des partenaires privés mise en place en 2018 pour coordonner leurs efforts et mutualiser leurs ressources afin de développer un écosystème de supercalcul de classe mondiale.
Les Gigafactories d'IA seront des centres d'infrastructure d'IA à haute capacité qui s'appuient sur l'initiative existante des Usines d'IA de l'UE - avec une puissance de calcul nettement supérieure, des ressources de données intégrées et de l'automatisation.
La France serait un "choix stratégique" pour accueillir une Gigafactory européenne d'IA, ont déclaré les entreprises, avec des avantages uniques tels que "une électricité abondante, compétitive, souveraine et à faible émission de carbone grâce à son mix principalement composé d'énergie nucléaire et d'hydroélectrique, une infrastructure numérique robuste et une expertise reconnue tout au long de la chaîne de valeur, en particulier dans les centres de données, l'informatique en nuage et le calcul haute performance".
Le consortium AION repose sur quatre piliers fondamentaux :
Performance : déployer une infrastructure d'IA de classe mondiale au service de l'économie européenne ;
Confiance : renforcer l'autonomie stratégique européenne grâce à un contrôle total de la chaîne de valeur de l'IA avec le soutien d'acteurs souverains ;
Ouverture : promouvoir l'utilisation des technologies open source et des partenariats au service de l'écosystème européen ;
Responsabilité : développer l'IA pour servir la recherche, les entreprises et les citoyens européens avec une attention particulière à la maîtrise de son empreinte environnementale.
Béatrice Bigois, Directrice Générale du Groupe en charge des Clients, Services et Territoires d'EDF, a déclaré que la France dispose d'atouts majeurs pour stimuler le développement de l'infrastructure d'IA, notamment une électricité compétitive, souveraine et à faible émission de carbone. "Avec ce consortium, nous choisissons une ambition collective : construire une Gigafactory d'IA européenne de classe mondiale depuis la France. EDF entend contribuer pleinement à cette dynamique stratégique pour l'Europe," a-t-elle déclaré.
22 mai 2026
EDF rejoint l'alliance pour soutenir la candidature de Gigafactory d'IA.
