Les prix du gaz naturel, référence en Europe, ont augmenté de près de 2 % lundi matin à Amsterdam, alors qu'une vague de chaleur en Europe accroît la demande d'électricité à court terme et que les négociations entre les États-Unis et l'Iran se poursuivent, au milieu de messages contradictoires sur les pourparlers et de nouvelles menaces du président américain Donald Trump.
Les contrats à terme sur le gaz naturel TTF néerlandais, référence du commerce du gaz en Europe, étaient en hausse de 1,75 % à 49,04 $ (42,83 euros) par mégawatt-heure (MWh) en début de journée à Amsterdam, inversant une partie des baisses de la semaine dernière. Les contrats à terme avaient chuté de 6 % la semaine dernière à la suite de l'annonce d'un mémorandum d'accord entre les États-Unis et l'Iran pour commencer des pourparlers et tenter de parvenir à un accord dans les 60 jours.
Cependant, les tensions ont de nouveau éclaté ce week-end, après qu'Iran a déclaré que le détroit d'Hormuz était de nouveau fermé, les États-Unis ayant contredit cette affirmation iranienne en affirmant que des millions de barils de pétrole s'écoulent du golfe Persique, et le président américain Trump ayant menacé de bombarder à nouveau l'Iran.
"Iran doit immédiatement faire cesser leurs PROXIES très bien rémunérés au Liban de causer des problèmes. S'ils ne le font pas, nous frapperons l'Iran très durement à nouveau, comme nous l'avons fait la semaine dernière, mais encore plus fort !!!" a posté le président Trump sur Truth Social dimanche.
Lundi, des médiateurs ont affirmé que les États-Unis et l'Iran avaient fait des "progrès encourageants" lors du premier tour des discussions en Suisse.
Les contrats à terme sur le gaz européen lundi reflétaient l'incertitude concernant les négociations, la vague de chaleur actuelle en Europe, et les nouvelles d'un incident majeur aux installations de GNL de Ras Laffan au Qatar en raison d'une défaillance technique.
Une explosion et un incendie lors du démarrage des opérations à la ville industrielle de Ras Laffan ont blessé au moins 54 personnes, avec 18 autres toujours portées disparues à début lundi, selon les autorités qataries.
L'incident est survenu juste au moment où le Qatar se préparait à augmenter sa production et ses exportations de GNL. Ces dernières étaient censées alléger la pression sur le marché du gaz alors que l'Europe s'emploie à reconstituer les sites de stockage de gaz qui avaient été épuisés bien en dessous de la moyenne des cinq dernières années à la fin de l'hiver.
23 juin 2026
Vague de chaleur, menaces de Hormuz et explosion au Qatar poussent les prix du gaz européens à la hausse
