31 juil. 2026

La Roumanie maintient la deuxième unité de la centrale nucléaire connectée malgré une grave sécheresse.

La Roumanie maintient la deuxième unité de la centrale nucléaire connectée malgré une grave sécheresse.
Nuclearelectrica, l'exploitant de la centrale nucléaire de Cernavoda en Roumanie, a annoncé jeudi qu'il avait décidé de maintenir l'unité 2 connectée au réseau national, en dépit d'une grave sécheresse qui a fait baisser le niveau du fleuve Danube à des niveaux critiques.

Une analyse des paramètres d'exploitation réalisée par les spécialistes de la centrale de Cernavoda dans la nuit du 29 au 30 juillet a déterminé que l'unité 2 peut continuer à fonctionner temporairement en toute sécurité, a déclaré Nuclearelectrica dans un communiqué déposé auprès de la Bourse de Bucarest.

"Compte tenu de la situation actuelle et des prévisions hydrologiques concernant le niveau de l'eau du Danube, l'arrêt de l'unité 2 peut être nécessaire à tout moment, en fonction fortement des fluctuations négatives qui se produisent et de leurs effets sur les systèmes de la centrale," a ajouté Nuclearelectrica.

Mercredi, Nuclearelectrica avait indiqué qu'il procéderait à un arrêt contrôlé de l'unité 2 et la déconnecterait du réseau national en raison des niveaux exceptionnellement bas du Danube. Nuclearelectrica avait déjà déconnecté l'unité 1 de la centrale mardi pour la même raison. Toujours mercredi soir, le Premier ministre par intérim Ilie Bolojan, s'exprimant sur la chaîne de nouvelles locale Digi24, avait appelé les ménages et les grands consommateurs industriels à réduire leur consommation d'énergie lors des soirées où le pays devrait faire face à un déficit énergétique.

Cernavoda, la seule centrale nucléaire de Roumanie, dispose de deux unités d'une capacité installée de 700 MW chacune. La centrale génère environ un cinquième de la production électrique du pays. L'unité 1 a été mise en service en 1996, tandis que l'unité 2 a commencé ses opérations commerciales en 2007, selon le site web de Nuclearelectrica. Plus tôt ce mois-ci, la Banque européenne d'investissement (BEI) a approuvé un prêt de 800 millions d'euros (917,3 millions de dollars) pour la rénovation de l'unité 1 de la centrale.

L'État roumain, par l'intermédiaire du ministère de l'Énergie, détient une participation de 82,498 % dans Nuclearelectrica, tandis que le reste est en flottement libre sur la Bourse de Bucarest. Les actions de la société ont été échangées à la baisse de 3,58 % à 64,7 lei (14,15 dollars / 12,34 euros) à 16h50 CET jeudi.